Filippino Lippi (1457-1504).


"D’après Lippi - Portrait fresque Brancacci", 2011, acrylique sur toile, 35 x 24 cm.

« La neuvième journée du Décaméron s'achève : la dixième et dernière commence, en laquelle [...] on devise de ceux qui ont accompli quelque geste plein de libéralité ou de magnificence en fait d'amoureuses prouesses ou en toute autre chose. » Boccace, Décaméron.

Cacher la nudité ?

Cette peinture intitulée "D’après Lippi - Portrait fresque Brancacci ", est peint d’après un autoportrait de Filippino Lippi (1457-1504) de la partie inférieur intitulée Episodes de la Vie de saint Pierre - Crucifiement de saint Pierre - Saint Pierre et Saint-Jean discutant avec Simon le Magicien devant le proconsul, dans la chapelle Brancacci située à l'extrémité du transept droit de l'église Santa Maria del carmine de Florence (quartier de l’Oltrarno).

La chapelle Brancacci se situe à l'extrémité du transept droit de l'église Santa Maria del carmine de Florence (quartier de l’Oltrarno). Elle a été fondée, en 1386, par le riche drapier Piero di Piuvichese Brancacci, pour honorer le saint dont il portait le prénom.

En 1424, son neveu Felice di Michele Brancacci commanda à Masolino da Pinacle (1383-1440) la décoration de la chapelle.

Masolino débuta son travail en 1424 mais rejoignit Budapest pendant trois ans, où il fut peintre à la cour. À son retour en 1427, il collabora avec son ami Masaccio (1401-1428) au cycle des peintures. Nouvel arrêt en 1428. Tous deux partirent à Rome pour une commande du pape mais Masaccio y mourut mystérieusement.

En 1434, Felice Brancacci fut banni de Florence. Un panneau du XIII e. siècle, la Madonna del Popolo, fut déplacé à l'intérieur de la chapelle Brancacci. On n'hésita pas à détruire une des fresques qui se situait en dessous de la fenêtre pour pouvoir l'installer à sa place. La chapelle qui était dédiée à saint Pierre, le fut désormais à la Madonna del Popolo. Filippino Lippi finit le cycle entre 1480 et 1485.

Le lieu reste célèbre grâce aux innovations du jeune Masaccio qui n'hésita pas à représenter la laideur sur le visage d'Ève chassée du Paradis en compagnie d'Adam (le tableau, censuré ensuite par ajout de branches d'oliviers cachant la nudité d'Adam et celle d'Ève fut restauré entre 1984 et 1988 et retrouva son allure originelle), remarquable surtout par le brio de son clair-obscur et par l'application des lois de la perspective découvertes par brunelleschi.

Jean-Bernard Pouchous - 2011.

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