Titien - "L’Arioste" (1507)


"D'après Titien - L’Arioste", 2011, acrylique sur toile, 35 x 27 cm.

« Un peu auparavant, une lutte était née/ entre Roland lui-même et son cousin Renaud, qui éprouvaient tous deux pour la rare beauté/ un désir amoureux dont s'échauffait leur cœur. » l’Arioste, Roland furieux.


Epique.

La peinture intitulée "D'après Titien - L’Arioste", a été peinte d’après "L’Homme en bleu dit Portrait de L’Arioste", huile sur toile (81,2 x 66,3 cm.), du Titien (1490-1576), exposée à la National Gallery de Londres.

Vasari souligne les qualités de ce portrait et nous apporte un éclairage sur sa conception : « Titien ayant vu la méthode et la manière de Giorgione, abandonna celle de Gian Bellino. » Un des premiers d'une longue série de portraits. Plutôt que l'Arioste, il s'agit plus vraisemblablement d'un membre de la famille Barbarigo, ou peut-être un hommage à Ludovico Ariosto dit L'Arioste (1474-1533) grand poète italien de la Renaissance.

En 1520, Titien exécute une importante commande de trois peintures de scènes mythologiques pour Alphonse Ier d'Este (1476-1534).

L’Arioste, entré en 1504 au service du cardinal Hippolyte d'Este, accomplit pour ce prince de nombreuses ambassades, notamment auprès du pape Jules II. Ayant refusé de suivre le prélat en Hongrie, il passa au service d'Alphonse d'Este, duc de Ferrare et frère du cardinal, c'est-à-dire dans les années de la réalisation du "Portrait de l’Arioste". Le duc lui confia comme ultime charge le gouvernement de la Garfagnana, une province rude et infestée par le brigandage. Il s'en tira avec honneur et put enfin se retirer dans sa petite maison de Ferrare (toujours visible) entouré par l'affection de sa maîtresse et de son fils. L’Arioste ne cessa de travailler à son chef-d'œuvre, le "Roland furieux" (Orlando furioso), subtile parodie du poème chevaleresque, est de fait une suite au "Roland amoureux" du poète Matteo Maria Boiardo (1440-1494), son prédécesseur. Il y tresse, avec une suprême habileté et une ironie formelle très moderne, trois grands thèmes : la guerre entre Charlemagne et les Sarrasins, la folie de Roland vainement amoureux de l'inconstante Angélique, enfin les amours et le mariage de Roger et Bradamante, ancêtres imaginaires de la dynastie d'Este.

Jean-Bernard Pouchous - 2011.

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