Le Corrège (1489-1534) - "Catherine"


"D’après Le Corrège - Catherine d’Alexandrie", 2011, acrylique sur toile, 27 x 35 cm.

« La forme est pour chaque chose la cause de son être. » Plotin.


Clair-obscur.

La peinture intitulée "D’après Le Corrège - Catherine d’Alexandrie", a été peinte d’après "Catherine d’Alexandrie", (1508/10), huile sur bois (48 x 38 cm.), du Corrège (1489-1534), exposée à la National Gallery de Londres.

Catherine d'Alexandrie ou Sainte Catherine, est une vierge et martyre, elle meurt à Alexandrie à dix-huit ans, vers l'an 307. Sa légende et son culte se sont répandus depuis l'Orient vers l'Occident et sont largement attestés après les Croisades. Sa fête, le 25 novembre, donne maintenant lieu à diverses célébrations populaires, dont celles des jeunes filles à marier de plus de vingt-cinq ans, appelées les catherinettes. La fête religieuse disparaît du calendrier romain en 1969, « en raison du caractère fabuleux de sa passion » et du doute qui pèse sur l'existence même de la sainte. Autrefois, les statues de sainte Catherine placées dans les églises étaient ornées d'une coiffe qui était renouvelée chaque année. Cette opération était le privilège des jeunes femmes âgées de plus de 25 ans et encore célibataires. Ainsi l'expression « elle va coiffer sainte Catherine » signifiait que la jeune femme en question n'avait toujours pas trouvé de mari. Cette dernière pouvait alors implorer la sainte avec la prière suivante : « Sainte Catherine, aide-moi. Ne me laisse pas mourir célibataire. Un mari, sainte Catherine, un bon, sainte Catherine ; mais plutôt un que pas du tout ».

L'école de Parme est une des écoles italiennes de peinture dont la célébrité est centrée principalement au XVI e. siècle sur le Corrège et le Parmesan (1503-1569).

Le père du Corrège, Pellegrino Allegri, notable de Correggio, le destine à une profession libérale, mais Antonio prend goût à la peinture au contact de son oncle le peintre Lorenzo Allegri (…-1527). Il poursuit sa formation à Correggio auprès d'Antonio Bartolotti (1450-1527), dont il devint l'assistant, mais il quitta la ville en 1503 pour poursuivre ses études à Modène. En 1511, fuyant la peste qui sévit à Correggio, il découvre à Mantoue les travaux d'Andrea Mantegna (1431-1506) à l'Eglise San Andrea. Il y travailla avec Lorenzo Costa l'Ancien (1460-1535), aux peintures qui décoraient le studiolo d'Isabelle d'Este et pour Frédéric II de Mantoue des séries mythologiques érotiques : Io, Léda et Danaé (1530). Il s’intéresse aux créations de ses homologues romains tels que Léonard de Vinci, Raphaël et Michel-Ange. En 1519, Corrège reçoit commande à Parme du décor d'une voûte au couvent Saint-Paul (dit chambre de l'abbesse) ; il s'agit d'une œuvre composée de seize compartiments en ombelle garnis de fruits en guirlandes, des Putti représentent les âges de l'homme. Son talent original se révèle dans les grandes fresques (fresques de l’église Saint-Jean l’Évangéliste, 1520-1524 ; l’Assomption de la Vierge, coupole du Duomo, 1524-1530). Il peint également des toiles religieuses, dans lesquelles il utilise à merveille le clair-obscur. Sa conception de la perspective tournoyante font de lui l'un des précurseurs du Baroque. Il a eu pour élèves Antonio Bernieri et Francesco Mazzola, dit « le Parmesan » qui ne lui survécut que six ans. Son fils Pomponio Allegri (1521-1593) fut également peintre (1).

Sa toile la plus énigmatique est "Io et Jupiter" (1531-1532), huile sur toile, (163,5 × 70,5 cm.), du Kunsthistorisches Museum deVienne.

Jean-Bernard Pouchous - 2011.

Bibliographie :

7-1- Arturo Carlo Quintavalle, Henri Zerner, Tout L'oeuvre Peint de Corrège, éd. Flammarion, 1977.

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